1 espèce sur 1000 disparaît chaque année
La biodiversité, c'est-à-dire la diversité des gènes, des espèces et des écosystèmes connaît une érosion sans précédent.
Ainsi, les espèces disparaissent à un rythme mille fois supérieur au taux d'extinction naturel et cette crise d'extinction sans précédent est due à l'activité directe ou indirecte des hommes.
L'indice planète vivante qui estime les effectifs de certaines populations d'animaux dans les forêts, dans les océans et côtes et dans les eaux douces, s'est réduit de 30% depuis les années 1970 .
Destruction et fragmentation des habitats, surexploitation par la récolte, la chasse, la pêche et le commerce, introduction d'espèces exotiques envahissantes, changements climatiques, pollution et gaspillage sont leurs principales causes de disparition.
250 000 hectares de forêts tropicales disparaissent chaque semaine
Maillons essentiels de la chaîne de la vie, les forêts jouent un rôle crucial dans le cycle de l'eau et la régulation des climats. Elles comptent parmi les écosystèmes les plus riches et les plus utiles de la planète, abritant plus de 50 % de la biodiversité terrestre. Pourtant, leur dégradation se poursuit à un rythme effréné. Chaque semaine, c'est près de 250 000 hectares de forêts tropicales qui se volatilisent. Or, on estime que 20% des gaz à effet de serre émis dans l'atmosphère proviennent de la déforestation. Et c'est à une exploitation forestière peu respectueuse de la nature et de l'homme, souvent illégale, ainsi qu'à des coupes sauvages pour installer des plantations industrielles, telles que le palmier à huile et le soja, qu'il faut imputer l'hémorragie des forêts et des milliers d'espèces qu'elles hébergent.
L'or bleu, aussi rare que précieux
70 % de la surface de la planète est couverte par les océans mais seulement 3% de l'eau sur terre est douce, dont 88 % sont stockés dans les glaces des pôles. L'humanité ne peut accéder facilement qu'à 0,3% de l'or bleu, indispensable à sa survie.
Sans compter que cette eau douce est répartie de façon très inégale selon les pays. 23 d'entre eux s'accaparent les 2/3 des ressources mondiales tandis que dans 26 autres, 250 millions d'habitants souffrent de pénuries graves.